TEA ou MO3T : c’est pas pareil ! contribution de TEA

Suite à la parution de l’article « TEA ou MO3T : c’est pas pareil !« , Eric Daspet, fondateur et directeur technique de TEA a souhaité contribuer au nom de TEA. Je l’en remercie sincèrement, voici la teneur de cette contribution.
Pierre Geslot,  directeur du département Livres numériques chez Orange, a réagi quant à lui sous forme de commentaire à l’article précédent, qu’il en soit tout autant remercié.

Lire la suite

Publicités

TEA ou MO3T : c’est pas pareil ! (1ère mise à jour)

Pour ceux qui ont déjà lu cet article, la mise à jour n°1 est disponible à la fin (UltraViolet)

Une réponse de MO3T est disponible dans les commentaires de cet article (Pierre Geslot). Celle de TEA fait l’objet d’un autre article accessible ici.

TEA et MO3T sont actuellement deux projets qui tentent, en France, de proposer une gestion intégrée et cohérente des contenus numériques, TEA étant orienté « livres numériques », MO3T se voulant ouvert à tout type de contenu.

On parle (un peu) de TEA, moins de MO3T. Je vais tenter ici une analyse de ces deux approches, pour votre plus grand plaisir il va sans dire…

Lire la suite

L’avenir de l’édition indépendante

Le salon « L’Autre Livre » des éditeurs indépendants qui se tient du 16 au 18 novembre 2012 à Paris (http://www.lautrelivre.net/) est l’occasion d’un débat sur l’avenir de l’édition indépendante (le 17 à 15h00).

A ce propos des contributions ont été demandées pour alimenter le débat. Voici donc la mienne, qui se fonde en grande partie sur la réflexion initiée dans les articles « les éditeurs au tournant du numérique » et « l’auteur, l’éditeur, le numérique et la liberté d’expression » de ce blog.

Je ne reviendrai pas sur le fait que l’édition indépendante représente pour une bonne part la diversité de la création et des idées.

Mais je n’ai pas envie de réfléchir à cette problématique en me donnant a priori pour but de « sauver » la chaîne du livre actuelle. De tels prémisses amènent trop souvent à de la langue de bois, à des subventions saupoudrées et finalement des décisions cachées ou des non-choix, donc souvent à la pire des situations : la situation non choisie.

L’édition indépendante se heurte à plusieurs difficultés. Mais elle a aussi des atouts et des leviers à faire jouer, certains nouveaux comme le numérique.

Je voudrais aborder la problématique en faisant une séparation entre ce qui relève de l’essence même de l’activité d’édition, et ce qui relève plus d’un changement de situation. Je finirai par la mise en exergue des leviers et moyens que peuvent saisir les éditeurs (voire les libraires) pour ne pas voir leur activité disparaître et des propositions ou des pistes de réflexion.

 

Lire la suite

Les éditeurs au tournant du numérique

Depuis quelques temps en France, en clair depuis la montée en puissance de nouveaux acteurs dans le monde du livre (Amazon, Apple, Google), le rôle de l’éditeur dans un contexte numérique est souvent remis en question. Décriés tant par des lecteurs que par des auteurs ou des pure player de l’édition, les travaux législatifs sont parfois dépeints comme inadaptés. Et l’on y verrait l’empreinte du lobbying des gros éditeurs établis au détriments de tous les autres acteurs, y compris en fin de compte de la culture.

Effectivement, en suivant une pente, souvent présente sur Internet, de dénonciation des positions acquises ou de complots des puissances installées de l’édition contre le citoyen-lecteur-auteur, on peut lire régulièrement des articles ou commentaires appelant à la libération de la culture, à la baisse du prix pour le lecteur et à la hausse de la rétribution pour l’auteur, tout en desserrant l’étreinte trop étouffante de l’éditeur « établi ».

Karl Dubost (http://www.la-grange.net/) m’a fait remarquer, en réponse à un commentaire que j’avais laissé à l’article http://n.survol.fr/n/les-editeurs-sans-drm-sur-eden-livres du blog d’Eric D. (n.survol.fr)  sur les éditeurs sans DRM : « les éditeurs de livres papier raisonnent sur la vente d’un objet, donc en terme de propriété de cet objet« .

Cette courte mais vaste réponse m’a donné envie de comprendre un peu plus de quoi il retournait en fin de compte. Et finalement son explication, même si elle est vraie, ne me paraît pas épuiser le sujet.
Ce billet tente d’expliquer pourquoi.

Lire la suite

L’auteur, l’éditeur, le numérique et la liberté d’expression

Un livre est fait pour être lu et, pour ceux qui en vivent, apporter une rémunération suffisante aux acteurs qui participent à sa création et à sa publication.

Les acteurs classiques du livre papier sont les suivants :

  • auteur – éditeur – diffuseur – distribution – libraire/vendeur
  • plus rarement : auteur seul, contractant avec des prestataires de service (impression par exemple)

Pour être lu, un livre demande à disposer d’une certaine reconnaissance, à « sortir du lot » : c’est le rôle de l’éditeur, qui va sélectionner le texte d’un auteur, s’occuper de la production du livre papier et de son exploitation. C’est aussi le rôle du diffuseur et des libraires qui vont mettre en avant le livre ou le conseiller.

Comme dans toute relation commerciale, celui qui demande se met sous la dépendance de celui à qui il demande. Ainsi l’auteur qui généralement demande à être publié, va être sous la dépendance d’un éditeur qui lui apporte reconnaissance et rémunération. L’éditeur, de son côté, va être sous la dépendance des diffuseurs et libraires/vendeurs qui représentent le gros de ses ventes. Mais à l’inverse, un éditeur aura un certain pouvoir sur les diffuseurs et libraires s’il édite des livres qui se vendent bien ou sur lesquels est faite une promotion qui assureront des ventes intéressantes.

Avec un livre numérique, la production et la diffusion sont a priori bien plus simples et la distribution disparaît. Les acteurs peuvent être :

  • auteur – éditeur – diffuseur – libraire/vendeur (presque comme dans le livre papier)
  • auteur – éditeur – libraire/vendeur
  • auteur – libraire/vendeur
  • auteur (si celui-ci s’occupe de composer et vendre lui-même ses livres)

Lire la suite