Liseuse : rapide comparaison entre Cybook Odyssey et Kobo glo HD

Possesseur d’une Cybook Odyssey de Bookeen modèle 2013 (avec dernière version logicielle), je cherchais une autre liseuse pour subvenir aux besoins grandissants de la famille…

Après recherches, j’ai finalement acquis la nouvelle Kobo Glo HD. Pas de grand format, même si j’ai hésité, mais c’est un usage autre vers lequel je n’ai pas encore décidé de basculer.

Je ne ferai pas de description détaillée de ses fonctionnalités, que vous trouverez ailleurs sur Internet, comme sur le site d’Aldus http://aldus2006.typepad.fr/mon_weblog/2015/05/kobo-glo-hd-test-complet.html

Je vais comparer certains aspects de ces deux liseuses. Bien sûr par sa taille, son écran HD et son éclairage intégré, le Kobo Glo HD est plus proche du modèle Muse que de l’Odyssey, mais la qualité de l’écran et le logiciel de ce dernier sont les mêmes que sur le Muse.

Matériel, taille et écran

Vous verrez sur cette photo que les deux liseuses ont la même épaisseur et la même largeur, mais la Kobo Glo HD est moins haute d’un petit centimètre. L’impression en main est équivalente et je ne regrette pas de ne plus avoir, pour tourner les pages, de boutons mécaniques que je ne trouvais ni très fiables ni pratiques. On peut tourner les pages de la même manière sur l’une et l’autre des liseuses, par simple pression du pouce sur le bord de l’écran, d’une seule main. C’est réglable sur la Kobo, pas sur l’Odyssey.

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Même si cela se voit peu sur la photo, nul doute, l’écran de la Kobo est plus clair que celui de l’Odyssey, qui tend un petit peu vers le verdâtre.

Pour le reste, un écran HD est vraiment agréable à la lecture, je le recommande, c’est bien plus net. Surtout quand on préfère lire, comme moi, en caractères assez petits et en interlignes réduits. Ou bien aussi pour les PDF affichés sur ce petit écran, qui peuvent rester lisibles même en pleine page.

Le revêtement arrière de la Kobo est un peu plus adhérent que celui de l’Odyssey, mais c’est peut-être juste qu’il est plus neuf. Il est par contre perforé de multiples petits trous, censés améliorer l’adhérence, je pense, mais qui à l’usage se remplissent de poussières et saletés. Pas glop !

Accès au menu principal

Sur l’Odyssey, on accède au menu par le bouton central en bas de la liseuse. Pas de bouton mécanique sur la Kobo Glo HD, une pression sur le bord supérieur de l’écran affiche le menu. On s’y fait.

Synchronisation Pocket

La Kobo Glo HD permet de synchroniser les pages stockées dans Pocket : très utile, cela permet de lire dans les transports ce qu’on n’a pas pu lire au moment où l’on a repéré l’article. Pas d’équivalent sur l’Odyssey, Bookeen n’est pas très fort sur l’interconnexion avec d’autres moyens de stockage.

Gestion de la bibliothèque

L’accès à la bibliothèque stockée sur chaque liseuse est assez différent :

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Kobo Glo HD

On accède à la bibliothèque par l’écran d’accueil et par un sous-menu : livres, Pocket, collections, extraits.

Livres : Par défaut, ils s’affichent en liste, en commençant par le plus récemment ouvert. En touchant un livre, il s’ouvre, en gardant le doigt dessus, un menu contextuel permet de le gérer (enlever, inclure dans une collection, plus d’info, etc.).
Le bouton « Afficher » permet de filtrer les livres en fonction de leur état (en cours de lecture, terminé, etc.)
Le bouton « Trier » permet de trier sur des critères comme « récent », « titre », « auteur », etc.
On peut afficher également uniquement les couvertures ou bien titre + vignette de la couverture.
Enfin, outre les livres, on peut aussi passer par les collections, les extraits ou les articles Pocket.

La gestion des collections est incontournable pour s’y retrouver.

Odyssey

On accède à peu près aux mêmes fonctionnalités, mais par d’autres chemins. L’écran d’accueil donne accès à la bibliothèque, mais on passe alors par un écran intermédiaire pas très sexy, qui permet de choisir ce que l’on veut consulter : livres lus/en cours, nouveaux, collections.

On accède aussi par cet écran aux images et à l’organisation par dossiers. Ces deux dernières fonctionnalités sont absentes du Kobo et c’est bien dommage. D’ailleurs, on ne peut pas, sur le Kobo, choisir l’image que l’on veut afficher. Soit c’est celle de l’enseigne chez laquelle vous l’avez acheté (FNAC par exemple), soit c’est la couverture du livre en cours ( et encore faut-il faire une petite manip expliquée par exemple ici). L’Odyssey permet, lui, de choisir une image préalablement téléchargée dans le répertoire dédié et de l’afficher en mode veille.

L’Odyssey permet également, à la différence du Kobo Glo HD, le déplacement dans la structure de dossiers dans laquelle sont rangés les livres. C’est une alternative aux collections, qui permet de se passer d’un gestionnaire de bibliothèque comme Calibre. On peut s’habituer à tout gérer avec des collections, mais je trouve ça plus lourd et cette possibilité me manque dans la Kobo. Bien sûr, si on a beaucoup de livres sur sa liseuse, la gestion par collections devient plus pratique.

J’ai donc commencé à utiliser Calibre (gestionnaire de bibliothèque numérique) afin de gérer des collections, visibles aussi bien sur l’Odyssey que sur le Kobo Glo HD (et ça fonctionne, voir par exemple ici).

La recherche

À noter que la recherche disponible sur Kobo est plus générale que celle de l’Odyssey. Elle se trouve d’ailleurs sur la page de garde.
Sur la Kobo, on peut chercher par titre, auteur ou mot-clef. Elle affiche une liste de proposition au fur et à mesure de la saisie. Sur l’Odyssey, il faut être dans un des choix de la bibliothèque, et la liste des résultats est composée de livres et non des titres, auteurs ou mots-clefs qui correspondent.
Chaque liseuse permet de rechercher également dans le texte du livre couramment ouvert.

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La recherche sur l’Odyssey s’affranchit des accents, ce qui n’est pas le cas sur la Kobo. Si je cherche « pere », l’Odyssey ramènera également les mots contenant « père », alors que la Kobo se bornera aux mots contenant strictement « pere ».

À l’usage, je trouve la recherche Kobo et la liste de résultats plus pratique que celle de l’Odyssey, même si la recherche sans tenir compte des accents est un plus de l’Odyssey.

Action sur un mot : dictionnaire, surlignage, recherche, annotation

L’interface du Kobo est bien plus pratique que celle de l’Odyssey. Voici une photo de ce qui s’affiche lorsqu’on sélectionne un mot par appui prolongé.

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La définition du mot est affichée directement sur la Kobo, ainsi que l’une des actions possibles (surlignage ou annotation, recherche ou partage.
Sur l’Odyssey, cela se fait différemment : l’appui prolongé affiche un écran intermédiaire qui ne nous apprend rien, il faut faire un autre choix pour arriver à la définition ou à la recherche du mot dans le texte. Le surlignage ou l’annotation se fait autrement, par sélection à deux doigts d’une partie de texte.
À l’usage, je trouve l’interface Kobo plus pratique, rapide et mémorisable.

La prise de note sur la Kobo permet de saisir de véritables paragraphes et non quelques mots comme sur l’Odyssey. Pour moi, c’est un gros plus, et c’est peut-être l’argument principal qui m’a fait choisir la Kobo Glo HD, car j’annote beaucoup mes lectures. De plus, ces notes seraient exportables vers Calibre, mais je n’ai pas encore testé au moment où j’écris.

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Divers

  • Pas de carte d’extension micro SD sur la Kobo. J’avoue que celui de mon Odyssey est toujours resté inutilisé. Pour moi, ce n’est donc pas un défaut.

 En résumé

Je ne suis pas du tout déçu de cette Kobo Glo HD. Voici une récapitulation des pour et contre sur ce qui est comparable :

  • Avantage Kobo Glo HD : écran plus « blanc », synchronisation Pocket, prise de notes longues, clarté des actions sur les mots (dictionnaire, recherche, surlignage, annotation)
  • Avantage Odyssey : paramétrage des images de veille, gestion de la bibliothèque par répertoires/dossiers

Lettre au gouvernement, aux députés et sénateurs des commissions concernées

Pour savoir comment évolue la situation sur cette demande de nouvelle discussion de l’amendement de Mme Attard sur la distinction entre livre ouvert et livre fermée pour le taux de TVA réduit, référez vous à ce billet en constante mise à jour.

Voici la lettre adressée mardi 26 novembre :

  • au gouvernement :
    • Bernard CAZENEUVE, Fleur PELLERIN, Aurélie FILIPPETTI
    • annonce par tweet avec lien ici
  • et aux présidents des commissions de l’Assemblée nationale
    • commission des affaires culturelles et de l’éducation : Patrick Bloche (pbloche@assemblee-nationale.fr)
    • commission des affaires économiques : François Brottes (fbrottes@assemblee-nationale.fr)
  • et du Sénat
    • commission des affaires culturelles : Marie-Christine Blandin (mc.blandin@senat.fr)
    • commission des affaires économiques : Daniel Raoul (d.raoul@senat.fr)

SavoirCom1et l’April m’ont fait savoir qu’ils ont déjà préparé une communication aux parlementaires de leur côté, cette lettre part donc sans ces associations en signataires. Espérons que ces efforts distincts mais dont l’objectif est le même rencontreront l’oreille des parlementaires et du gouvernement.

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Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

Ce billet est en relation directe avec le billet sur l’amendement n° 22 à la loi de finances 2014 qui proposait une baisse de TVA uniquement sur les livres aux formats ouverts et sans DRM.

Une pétition a été lancée le 17 novembre. Sur un sujet assez spécialisé, difficile à expliquer et peu couvert médiatiquement, elle a un succès inattendu :  presque 500 signatures 4 jours après son lancement, elle atteint plus de 630 le 30 novembre.

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Un amendement qu’il faut sauver

Pétition en ligne, signez, faites circuler si vous êtes d’accord !  https://secure.avaaz.org/fr/petition/Le_livre_un_amendement_quil_faut_sauver_Liberte_dexpression_diversite_culturelle_et_respect_des_lecteurs/

Le jeudi 14 novembre 2013, lors d’une discussion sur le projet de loi de finances pour 2014, il s’est passé quelque chose d’inhabituel et d’imprévu.
Un amendement a en effet été présenté par 17 députés, dont vous pouvez voir le texte ici : http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/1395C/AN/22.asp

Inhabituel, car le livre n’était pas présenté comme une marchandise culturelle soumise d’abord et uniquement aux détenteurs des droits d’exploitation.
Imprévu car l’amendement déposé par ces députés a été adopté !
… juste avant que le gouvernement reprenne la main et qu’il soit décidé qu’il y aurait une deuxième discussion à ce sujet, à la fin de la session sur le projet de loi de finances.

Le but est clair : faire en sorte que cet amendement ne voit finalement pas le jour.

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TEA ou MO3T : c’est pas pareil ! contribution de TEA

Suite à la parution de l’article « TEA ou MO3T : c’est pas pareil !« , Eric Daspet, fondateur et directeur technique de TEA a souhaité contribuer au nom de TEA. Je l’en remercie sincèrement, voici la teneur de cette contribution.
Pierre Geslot,  directeur du département Livres numériques chez Orange, a réagi quant à lui sous forme de commentaire à l’article précédent, qu’il en soit tout autant remercié.

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TEA ou MO3T : c’est pas pareil ! (1ère mise à jour)

Pour ceux qui ont déjà lu cet article, la mise à jour n°1 est disponible à la fin (UltraViolet)

Une réponse de MO3T est disponible dans les commentaires de cet article (Pierre Geslot). Celle de TEA fait l’objet d’un autre article accessible ici.

TEA et MO3T sont actuellement deux projets qui tentent, en France, de proposer une gestion intégrée et cohérente des contenus numériques, TEA étant orienté « livres numériques », MO3T se voulant ouvert à tout type de contenu.

On parle (un peu) de TEA, moins de MO3T. Je vais tenter ici une analyse de ces deux approches, pour votre plus grand plaisir il va sans dire…

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Les éditeurs au tournant du numérique

Depuis quelques temps en France, en clair depuis la montée en puissance de nouveaux acteurs dans le monde du livre (Amazon, Apple, Google), le rôle de l’éditeur dans un contexte numérique est souvent remis en question. Décriés tant par des lecteurs que par des auteurs ou des pure player de l’édition, les travaux législatifs sont parfois dépeints comme inadaptés. Et l’on y verrait l’empreinte du lobbying des gros éditeurs établis au détriments de tous les autres acteurs, y compris en fin de compte de la culture.

Effectivement, en suivant une pente, souvent présente sur Internet, de dénonciation des positions acquises ou de complots des puissances installées de l’édition contre le citoyen-lecteur-auteur, on peut lire régulièrement des articles ou commentaires appelant à la libération de la culture, à la baisse du prix pour le lecteur et à la hausse de la rétribution pour l’auteur, tout en desserrant l’étreinte trop étouffante de l’éditeur « établi ».

Karl Dubost (http://www.la-grange.net/) m’a fait remarquer, en réponse à un commentaire que j’avais laissé à l’article http://n.survol.fr/n/les-editeurs-sans-drm-sur-eden-livres du blog d’Eric D. (n.survol.fr)  sur les éditeurs sans DRM : « les éditeurs de livres papier raisonnent sur la vente d’un objet, donc en terme de propriété de cet objet« .

Cette courte mais vaste réponse m’a donné envie de comprendre un peu plus de quoi il retournait en fin de compte. Et finalement son explication, même si elle est vraie, ne me paraît pas épuiser le sujet.
Ce billet tente d’expliquer pourquoi.

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